Panique au ministère
Le 12 décembre 2009 au Théâtre de la Renaissance à Paris.

Auteurs : Jean Franco et Guillaume Mélanie.
Metteur en scène : Raymond Acquaviva
Avec Amanda Lear, Marie Perouty, Edouard Collin, Camille Hugues et Elie Axas.



" Amanda Lear, une vraie actrice "


        J’avais envie d’aller voir une bonne comédie. Avec " Panique au ministère ", pièce mise en scène au Théâtre de la Renaissance, j’étais en confiance mais : déception.
Une scénographie grossière. Entrée des acteurs, nous retrouvions Marie Perouty qui s’était bien illustrée sur " Canal + " en tant que comédienne. Déception : vraie sécheresse dans l’interprétation de l’actrice bénéficiant néanmoins d’un rôle attachant (voix trop poussée et artificielle compte tenu du registre).
Côté distribution toujours, Edouard Collin, bille en tête, torse en avant rendant hommage à tous les acteurs parodiant l’énergie de Belmondo dans " l’As des As ".
Pour finir, Camille Hugues en jeune première rebelle, très première et un Raymond Acquaviva efficace, sans plus.
Notons quand même qu’Elie Axas a mis du sien.
Dommage pour du théâtre de boulevard basé sur la performance des acteurs.

      Heureusement, devant tant de lourdeur, de clichés, Amanda Lear s’impose avec la réelle énergie nécessaire au registre, charisme et précision.
Enfin, une vraie actrice de tempérament !
Gageons qu’à l’avenir, des auteurs, metteurs en scène et producteurs sauront lui donner un emploi à la hauteur de son talent.

     Néanmoins, consternée, je regardais le public ravi devant un texte que je trouvais d’une grande pauvreté, une mise en scène bateau et une distribution clinquante hormi la grande Amanda.
A conseiller donc à ceux qui regardent avec les codes du temps jadis où l’acteur côtoie l’histrion avec des répliques bien en dessous de la ceinture. (Aucun rapport comme il a été dit avec la finesse de l’humour dans " Desperate Housewives ", cité dans la pièce).

Nota : ne pas dire que je n’aime pas ce registre, à deux pas du théâtre se joue " La cage aux folles " où Clavier et Bourdon savent rendre hommage au texte de Poiret.

C. Romero